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Le Président du Conseil Économique et Social ( CES) Jean-Pierre KIWAKANA KIMAYALA se montre préoccupé par la recherche des stratégies à mettre en place dans le dessein de booster la relance des opérateurs publics des Postes et Télécommunications. C’est pour lier la parole à l’acte qu’il a présidé personnellement le vendredi 24 octobre dernier une séance académique axée sur la recherche des stratégies allant dans ce sens, séance à laquelle ont pris part des experts de haut niveau. Cadre choisi, la salle des plénières de cette institution consultative.Il importe de souligner que cette rencontre, s’inscrit dans la continuité des recommandations issues de l’atelier de la Commission des Infrastructures et Aménagement du Territoire (CIAT) tenu le 19 septembre 2025. D’autre part, elle constitue, à n’en point douter, un symbole de dialogue entre science, gouvernance et opérationalité. Selon une dépêche en provenance du CES consultée par La Percée, la séance s’était assigné un triple objectif à savoir, repenser la gouvernance des opérateurs publics (SCPT et RENATELSAT), renforcer la souveraineté numérique du pays et enfin, promouvoir un service universel accessible à tous.

Parmi les intervenants figuraient les professeurs David MEWA, Jacques WAKILONGO et M. Jean-Pierre BONDO, Directeur Général de RENATELSAT. Ces derniers se sont livrés à une analyse technique et réaliste du réseau national de télécommunication par satellite.Dans son exposé, Jean-Pierre BONDO a présenté le Réseau National de Télécommunication par Satellite en République Démocratique du Congo, un dispositif essentiel pour la connectivité des zones reculées.Selon lui, ce réseau permet la transmission de données, de voix et d’images sur l’ensemble du territoire, notamment là où les infrastructures terrestres demeurent insuffisantes.D’après les estimations disponibles, a indiqué l’orateur, le taux de pénétration d’internet se situe entre 15 et 20 % de la population, tandis que la couverture par satellite atteint près de 80 % du territoire, principalement en milieu rural. Et d’ajouter que le pays compte 2 à 3 opérateurs satellites majeurs, avec des débits variant de 256 Kbps à 10 Mbps selon la technologie utilisée.

JP BONDO a souligné que, malgré les avantages liés à la fiabilité et à la couverture étendue du satellite, le secteur reste confronté à plusieurs contraintes, notamment le coût élevé des équipements, la latence des communications et la dépendance aux fournisseurs étrangers.Il a néanmoins insisté sur le caractère stratégique de cette infrastructure pour la RDC, qui doit viser à réduire la fracture numérique et garantir la continuité des communications gouvernementales et sociales.

Une vision stratégique pour la souveraineté numérique nationaleDe son côté, le Professeur Jacques WAKILONGO, expert en télécommunications et sécurité, a mis l’accent sur les enjeux de souveraineté technologique et de cybersécurité.Il a proposé la création d’un Observatoire National des Télécommunications et Satellites, placé sous supervision présidentielle, ainsi que l’élaboration d’un plan national de cybersécurité couvrant toutes les infrastructures critiques.Selon lui, « les télécommunications sont un pilier de développement, mais aussi un instrument de défense stratégique ».Vers un avis du CES sur la relance du secteurPour sa part, le Professeur David MEWA a insisté sur la nécessité d’une réforme de gouvernance, d’un modèle économique viable et d’une politique fiscale adaptée afin d’assurer la rentabilité des opérateurs publics.Ces interventions croisées visent à nourrir la réflexion du CES en vue de l’élaboration d’un Avis structuré qui proposera une feuille de route pour la relance du secteur des Postes et Télécommunications, dans une approche intégrant les dimensions économiques, sociales et stratégiques.Un engagement du CES pour un développement durable et inclusifEn clôturant la séance, le Président Jean-Pierre KIWAKANA KIMAYALA a salué la qualité des contributions et a réaffirmé la volonté du CES de jouer pleinement son rôle consultatif auprès des hautes institutions de la République.Il a souligné que la modernisation du secteur des télécommunications est une priorité nationale, car elle conditionne la compétitivité économique, l’inclusion sociale et la souveraineté numérique de la RDC.

Presse et Information/CES

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