Le Président du Conseil Économique et Social (CES), Jean-Pierre KIWAKANA KIMAYALA, a présidé ce mardi 18 novembre 2025 à Kinshasa, une importante séance académique consacrée à l’aménagement du territoire et aux enjeux du développement de la République Démocratique du Congo_*.Il est important de rappeler qu’en RDC, le Conseil Économique et Social (CES) joue un rôle consultatif essentiel dans la mise en œuvre de la politique d’aménagement du territoire, et même s’il n’exécute pas directement les projets, son rôle s’inscrit dans ses missions constitutionnelles de conseil auprès des pouvoirs publics.Son rôle est de donner des avis consultatifs sur les politiques d’aménagement; contribution à la planification territoriale;Promotion du développement équilibré et est l’interface entre gouvernement et société civile.Vue l’importance accordée par le Chef de l’Etat et le gouvernement à la question de l’aménagement du territoire, devenue un axe central du développement national, Guy Loando Mboyo a voulu mettre toutes les batteries en marche.

Ainsi, toujours dans la vision du Chef de l’Etat quant à l’émergence de la RDC, cette plénière a été organisée au siège de l’institution, animée par le Ministre d’État en charge des Relations avec lesParlement et ancien Ministre de l’Aménagement du Territoire, Guy LOANDO MBOYO. Ce dernier n’a cessé de rappeler l’importance accordée par les plus hautes autorités du pays à la question de l’aménagement du territoire.Grâce à cette vision stratégique, cette problématique est désormais intégrée dans le pilier n°3 du Programme d’Action du Gouvernement, intitulé « Aménagement du Territoire ».*L’aménagement du territoire et le développement du Grand Oriental*Dans son intervention, tout en déplorant l’occupation anarchique de l’espace le Ministre Guy Loando, a expliqué que l’aménagement du territoire consiste à organiser de manière harmonieuse et rationnelle l’espace national, afin de répartir adéquatement les zones agricoles, industrielles et les espaces réservés aux infrastructures.Dans le contexte national et enjeux actuels, dominés par la guerre d’agression dans la partie orientale du pays, un lien capital doit être établi entre l’aménagement du territoire et le développement du Grand Oriental. Ainsi, les réformes initiées durant son passage au ministère ; par le principe de la continuité de l’Etat, se poursuivront.

L’occupation désordonnée des sols, sources de nombreux conflits fonciers dans la capitale*Le Ministre d’État a dénoncé l’occupation désordonnée des sols, à l’origine de nombreux conflits fonciers et de l’incohérence urbanistique observée dans plusieurs quartiers de Kinshasa.Il a cité notamment la Gombé et Limete, où des immeubles de plusieurs étages côtoient désormais des maisons individuelles, en violation totale du zonage initial.Parmi les conséquences nefastes de ces désordres, il y a les inondations meurtrières d’avril à Maluku, où des constructions anarchiques ont réduit le lit naturel de la rivière Ndjili, faisant plus de quarante victimes. Le non-respect des outils de planification sont à la base des graves dysfonctionnements.Toutes ces situations, sont le résultat direct du non-respect des documents de planification territoriale.« L’aménagement du territoire, c’est le principe selon lequel chaque activité doit être à sa place », a-t-il insisté. *Le défi démographique :* Tout en évoquant la cohabitation anormale entre activités minières et agricoles, constructions dans des zones protégées, le membre du gouvernement Suminwa 2 a évoqué également la cohabitation anormale entre activités minières et agricoles, constructions dans des zones protégées, à la base de l’ignorance des normes d’aménagement… Le Ministre a également évoqué la pression démographique croissante en ces mots:« Nous avons aujourd’hui plus de 16 millions d’habitants pour les mêmes routes et les mêmes infrastructures qu’à l’époque où nous n’étions que 500 000 ».Citant l’exemple du projet Metro-Kin, qui doit impérativement respecter le PPA de Kinshasa, ou encore la nécessité de planifier toute fusion ou réorganisation d’infrastructures aéroportuaires, l’orateur s’est réjoui de l’adoption récente de la Loi sur l’Aménagement du Territoire, un texte essentiel qui consacre la transversalité de ce secteur.Il touche notamment à l’agriculture, aux transports, à l’urbanisme, aux infrastructures et au développement durable. Guy Loando a rappelé que la planification rigoureuse, la prévention et l’anticipation permettent de construire des territoires ordonnés et attrayants, grâce notamment aux réserves foncières mises en place pour accompagner la croissance démographique.Il a évoqué le potentiel touristique national sous-exploité déplorant l’absence de sites aménagés pour les vacances internes, poussant les Congolais à préférer des destinations étrangères comme Dubaï ou Washington.« Pourquoi ne pas valoriser Boko, Kahuzi-Biega, Bombo-Lumene, Kundelungu et tant d’autres merveilles naturelles ? », a-t-il interrogé, rappelant que la base de tout développement touristique durable reste l’aménagement du territoire…Par cette séance académique, les auditeurs se sont imprégnés du rôle capital du Conseil Économique et Social (CES), qui sert de plateforme de dialogue entre :les organisations sociales, les opérateurs économiques et le gouvernement.Il fait remonter les préoccupations de la société civile concernant :la gestion foncière,la protection de l’environnement,l’accès équitable aux ressources et aux serviceIl veille à ce que les choix d’aménagement du territoire favorisent : la réduction des disparités régionales, le développement des zones enclavées, ainsi qu’une une meilleure intégration économique des provinces.
Presse CES
