Le Conseil Économique et Social, que préside Jean-Pierre Kiwakana est, à dater de ce mercredi 1er octobre, en session ordinaire d’octobre, la toute dernière de l’année 2025. À cet effet, 51conseillers de la République sur les 68 que compte cette institution d’appui à la démocratie ont répondu à l’appel, sur place même au siège de ce Conseil, dans le cadre du discours officiel d’ouverture solennelle, prononcé ce jour par le président Kiwakana. D’emblée, l’orateur a souligné que « cette session va nous permettre de poursuivre et d’améliorer les perspectives de la mission du Conseil face aux défis énormes qui s’imposent au pays sur le plan économique, social et environnemental ». C’est pourquoi, avec l’expression qui convient, le numéro 1 du Conseil Économique et Social, entouré des membres du bureau, a invité les Conseillers de la République à plus d’implication et d’engagement pour que cette 3ème mandature soit caractérisée par des analyses et des réflexions toujours pointues, disséquant profondément tant les causes que les conséquences. Mais pourquoi mettre en relief les causes ? Peut-on ainsi s’interroger. Selon l’orateur, « c’est à partir des causes que nous allons baser nos débats pour mieux rapporter nos préconisations aux décideurs afin de leur permettre d’anticiper sur les événements ».Sur cette lancée, l’orateur a fait l’inventaire des domaines les plus divers, constitutifs des défis auxquels fait face la population congolaise, galvanisant ainsi ses troupes par rapport aux réponses à apporter à ces défis sectoriels. Pour ce faire, il s’est fait fort d’exhorter tous les conseillers à redoubler d’efforts pour, non seulement consolider les résultats déjà atteints par le Conseil Économique et Social dans le cadre de sa mission régalienne, mais pour s’attaquer aux défis et partant, procurer du bonheur à la population congolaise. Jean-Pierre Kiwakana n’a pas manqué d’enfoncer le clou sur certains cas précis qui constituent le calvaire de ses compatriotes congolais. C’est le cas des inondations et des érosions occasionnées par de fortes pluies, lesquelles ( pluies) sont du reste déjà annoncées pour les prochains jours par la météo. Ce qui ne va pas sans causer de l’émoi au travers de certaines familles ayant érigé leurs domiciles dans des zones à risque. Il a fait ainsi référence à la situation catastrophique de la dernière saison des pluies torrentielles qui ont fait mort d’homme et semé tant de désolation à travers la ville. Il a ainsi attiré l’attention de l’assistance sur un fait réel :« Cette saison paraît plus chargée car son ouverture coïncide avec le début de la Saison des pluies », a-t-il dit avant d’informer : « Nous allons élaborer des solutions à ajouter à celles qui existent déjà afin de les remettre aux décideurs, car nous devons sauver des vies humaines ». Et ce n’est pas tout car, de façon quasi-exhaustive, il a épinglé d’autres secteurs de la vie qui posent de sérieux problèmes aux Congolais, appelant ainsi le gouvernement à initier des réformes holistiques qu’il faut pour le redressement de la barre. Car dans ses dires, il s’est montré contre les réformes sectorielles comme C’est le cas de l’Éducation Nationale, secteur miné par la corruption. Idem pour les embouteillages, y compris la crise énergétique qui ne favorise pas l’installation des usines dans des provinces. Tandis que le secteur de l’emploi prend un grand coup. Parlant de l’expérience tirée par la RD Congo lors de sa participation aux rencontres internationales, il a plaidé pour la mise sur pied urgente de la gouvernance de l’eau. D’autres maux érigés par l’orateur sous forme des chantiers concernent le secteur de la Santé Publique. Le président de céans a souligné avec la rigueur qui convient, le caractère combien lacunaire de la formation de certains médecins. Il a donné l’exemple de la Faculté de médecine organisée dans une maison située au coin d’une rue et, sans laboratoires, ni matériels, ni professeurs qualifiés, seulement avec quelques salles de cours. Mais qui se fait passer pour une université. De telles universités prétendent former des médecins. Quel type de médecins ? Et là, ce sont les Congolais qui paient le prix, lorsqu’il faut aller dans leurs centres médicaux pour se faire soigner en cas de maladie Dans le même ordre d’idées, il a regretté qu’à la simple demande d’agrément, l’État accorde. Et ces derniers vont jusqu’à obtenir des documents qui font d’eux des médecins, a-t-il encore déploré. Somme toute, autant de défis qui attendent les Conseillers de la République pour cette dernière saison de l’Année. Ils sont appelés à étudier tous ces cas avant d’en proposer des solutions adressées aux décideurs pour la prévention des événements.
Presse CES
